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Francis Bonca
Francis Bonca

Francis Bonca ( Pierre von Gunten )

Je suis né en 1946 à Tavannes, bourgade du Jura bernois.
Mon père, ma mère, mon frère aîné et moi vivions dans la maison de mon grand-père à la sortie du village. Ce grand-père était maraîcher, il était le père de ma mère. Il possédait un grand jardin ( je le voyais comme tel avec mes yeux d’enfant ) à côté de la maison où il produisait des «plantons» de légumes et de fleurs pour les gens du village et de la vallée de Tavannes.

J’ai donc passé ma petite enfance dans ce jardin pour moi merveilleux. Il y poussait des massifs de menthe, de mélisse. Il y avait aussi des pivoines, qui me fascinaient toujours par l’intensité de leurs rouges profonds. Sur certaines de ces plantes, j’admirais des insectes à la carapace verte métallisée. Plus bas, au ras du sol, poussaient de la ciboulette et bien d’autres choses. Quelle n’était pas ma joie, quand tôt le matin, en mai ou en juin, je courais vers les plates-bandes pour y admirer, dans le plus pur émerveillement, la première tulipe éclose, tulipe au rouge si vif, rendu encore plus chatoyant par le fraîche lumière matinale!

A l’âge de sept ans, j’ai eu la douleur de perdre mon père, il est mort dans un accident de la route fauché à l’âge de 37 ans…
La tristesse qui m’habita alors a durée plusieurs années. J’ai raconté tout cela dans mon livre, le premier, «Les Miroirs du temps» ( Editions Intervalles 2000 ).

A l’âge de neuf ans, pour des raisons de santé, j’ai été envoyé à la montagne dans un petit internat privé à Montana au Valais. Dans cette institution, j’ai vécu deux années de grand bonheur. A ce propos, lire le texte «Regards en arrière, petite chronique d’une enfance perdue». ( Ed. Intervalles ).
Après ces deux ans d’internat, ma mère, veuve, mon frère et moi sommes venus habiter à Montana-Crans. Je devais, d’après médecins, vivre en altitude jusqu’à l’âge de la puberté.
Nous avons quitté le Valais pour habiter à Bienne en 1960. J’avais alors 14 ans et éprouvais une grande nostalgie du Valais. Il me semble que je l’éprouve encore!…

J’ai terminé ma scolarité obligatoire à Bienne avant d’entreprendre des études musicales au Conservatoire de cette ville ( diplôme de violon en 1969 ) puis de direction d’orchestre à Lausanne auprès du maître hongrois Arpad Gerecz, jusqu’en 1972. Dès cette époque, parallèlement à une activité musicale intense, j’ai toujours peint. Ce travail artistique a été pour moi un complément indispensable à mes activités de musicien.

Lorsque j’ai commencé d’écrire, au début des années nonante, il m’a semblé bon, voir indispensable, de me trouver un pseudonyme vu que j’avais déjà la double casquette de peintre et de musicien, qualités parfois mal vues et qualifiées «d’artiste-touche-à-tout». Il me fallait donc un nom de plume, mais un nom de plume ayant un sens, venant de quelque part. Comme j’ai une profonde admiration pour le peintre anglais Francis Bacon, ce patronyme est devenu Francis Bonca.

Au milieu de l’année 2016, j’ai décidé de réduire de beaucoup mes activités musicales pratiquées durant plusieurs décennies. Me voici donc devenu peintre et auteur principalement, et j’en suis pleinement heureux…

Pierre von Gunten alias Francis Bonca

Bienne, octobre 2017


 

Francis Bonca - Je m'appelle Jennylyn

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À 20 ans, Jennylyn décide de prendre une année sabbatique pour partir à la recherche de son père qu’elle n’a jamais connu. Ce poète russe a autrefois vécu un été passionné avec sa mère, avant de disparaître sans savoir qu’il allait devenir père.
De Genève à Odessa, en passant par Paris, Vienne et Prague, Jennylyn recrée le passé de son mystérieux père, remplissant en même temps les trous de sa mémoire. Cela lui permet d’asseoir son identité. Les lieux, comme des tableaux, prennent réellement vie au fur et à mesure que la jeune femme avance dans sa quête.
Au fil des rencontres et des lectures dans lesquelles elle se plonge, c’est un véritable parcours initiatique que vit la jeune femme, qui la fera définitivement rentrer dans l’âge adulte.



Peintre, musicien et écrivain, Pierre von Gunten, alias Francis Bonca – anagramme du peintre Francis Bacon, qu’il admire – mène la double carrière de chef de choeur, d’orchestre et d’artiste peintre.
En tant qu’écrivain, il est l’auteur de romans et de récits. Il a collaboré à diverses reprises aux revues Intervalles et Le Persil. Il préside et organise depuis treize ans les Soirées littéraires biennoises.
Francis Bonca est né en 1946 dans le Jura bernois et vit et travaille à Bienne depuis 1960.

Francis Bonca - Peindre l'Eternité

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L’action «romanesque» de ce texte se déroule principalement dans la région biennoise, sur la Riviera vaudoise ainsi qu’à Londres pour un chapitre.

C’est une histoire de peintre, une histoire de peinture, mais plus encore une histoire d’amour. Un texte pas tellement dans l’air du temps, mais qu’importe. Les choses changent continuellement, les modes passent et trépassent et évoluent au grès du marché.
Est-il encore possible d’écrire aujourd’hui des histoires d’amour simples, limpides où l’idéal, la recherche de l’absolu et de la transcendance sont présents ?


Elle est alors apparue, dans son éblouissante beauté, et dès cet instant j’ai su que je créerais à nouveau. Il me suffisait d’obtenir son accord, et voilà qu’elle me le donnait. Nom seulement elle me le donnait, mais elle m’offrait en plus sa sensibilité, sa culture et son amour de l’art. Elle comprenait la chose picturale avec une sagacité qui, tout en suscitant mon admiration, m’effrayait un peu. De plus, je devais lui rappeler ce père défunt pour lequel elle semblait éprouver une admiration sans bornes. Ces affinités, immanquablement, devaient nous rapprocher. Tout en me réjouissant de ces opportunités, j’en percevais déjà la complexité: d’une part, j’avais besoin de Joyce pour peindre, c’était devenu l’évidence même, je l’aimais sans le lui montrer, mon discours se cantonnant dans une ton cordial et quelque peu paternaliste. D’autre part, je craignais qu’elle n’envisageât le fait de poser pour moi – cette collaboration pouvait durer longtemps – comme une sorte de dû qui, tout en me servant, serait à la fois un signe de reconnaissance adressé inconsciemment à son père. Assurément, elle allait me substituer à lui. L’histoire nous a montré, maintes fois, que de grandes amours sont nées ainsi.