Sélectionnez un écrivain pour accéder
à sa biographie et à ses livres:

Antoinette Rychner
Antoinette Rychner

Naître à Neuchâtel l’année où Mère Teresa obtient le prix Nobel et l’avortement sa légalisation en France n’est pas rien. D’autres ont des années de naissance moins fastes. 1979 est celle d’Antoinette Rychner, celle pour laquelle les Smashing Pumpinks écrivent The streets heats the urgency of now. Vingt ans plus tard, le Prix international jeunes auteurs couronnera sa première nouvelle : Jour de visite. Elle se forme alors aux techniques du spectacle, travaille pour le Théâtre de l’Heure Bleue et le Théâtre Populaire Romand de La Chaux-de-Fonds, le CCN de Neuchâtel, signe différentes scénographies pour des compagnies indépendantes de Suisse romande. C’est le temps des coulisses, le temps de croquer les codes du théâtre. En 2005, sa première pièce La vie pour rire est mise en scène par Robert Sandoz au théâtre du Concert de Neuchâtel. L’écriture est lancée. Elle rejoint alors l’Institut Littéraire de Suisse de Berne et enchaîne les publications : nouvelles (A la recherche de l’utopie, Campiche), textes courts (mis en onde sur Espace 2), pièces de théâtre (Cooking Mama, Lansman, L’enfant, mode d’emploi, créé au CCN - Théâtre du Pommier en 2009), récits Petite collection d’instants-fossiles (L’Hèbe). En 2010, elle est auteure associée à la « Zone d’écriture » du Grü transthéâtre de Genève et fait partie des quatre boursiers de « Textes-en-scène ». Sa pièce De mémoire d’estomac a été nommée lauréate de « l’Inédit théâtre ». En 2012/2013 elle collabore avec le chorégraphe lausannois Philippe Saire sur la base d’une interprétation libre de l’Odyssée et deux de ses pièces sont mises en scène : De mémoire d’estomac (Cie L’Outil de la ressemblance) par Robert Sandoz et Intimité Data Storage (Cie des Ombres) par Jérôme Richer. Cette dernière pièce se voit publiée aux Solitaires Intempestifs.


Contact et réseaux sociaux :


 

Antoinette Rychner - Lettres au chat

> en savoir plus

Avec l’air de ne pas y griffer, ces correspondances nous entraînent dans une ronde mi-fugue mi-raison où vont se réfugier les rêves d’une jeune mère en mal d’amour. C’est tendre, ironique et terriblement charmant.

Antoinette Rychner - Intimité Data Storage

> en savoir plus

PRIX SACD DE LA DRAMATURGIE FRANCOPHONE 2013

Tout ce temps, j’ai tenu.
Tout ce temps j’ai serré les dents,
travaillé
à dissimuler
ce qui nous arrivait.
Et maintenant, tu laisses ta petite amie publier
le journal de Lisa.
Que vont dire les Müller, les Bühler, les Jeanme…

L’arrivée d’une personne étrangère ébranle le mur du silence et oblige une famille à réapprendre à se parler dans un monde où la technologie est omniprésente.

Création de Jérôme Richer à L’Echandole le 27 février 2013.

Antoinette Rychner - De mémoire d'estomac

> en savoir plus

Une petite fille est née, prête à éprouver, à aimer la vie, comme tous les enfants du monde. Pourtant, il apparaît rapidement qu'elle n'est pas tout à fait comme les autres... au point de voir ses propres parents l'abandonner à son sort. Heureusement, notre héroïne va pouvoir compter sur un allié extraordinaire : son estomac, organe doué non seulement de parole, mais aussi de bon sens, d'expérience et de courage. Au fil des rencontres, l'estomac - parfois contre son gré mais toujours fidèlement - va servir la petite fille bientôt adolescente et se révéler source de sagesse et d'émotion. Peu à peu, la différence qui enfermait la fillette dans un univers clos va se muer en instrument de rapprochement et de partage...

Antoinette Rychner - Petite collection d'instants-fossiles

> en savoir plus

Fouillant des existences hétéroclites, à l’affût du micro-drame ou du flagrant délit de situation comique, le regard tout à coup s’arrête ; brûle-pourpoint familial ou amoureux, révélation de l’échec, de la perte, secondes de déchirure ou de réconciliation, expérience intense de la création ou de la réception artistique… Les instants retenus, comme autant de curiosités rares et précieuses, sont traités avec une vraie fascination pour la bizarrerie humaine, une redoutable économie de moyens et une ironie souvent corrosive qui, pour rendre visibles les détails et les articulations les plus fines, « dégraissent » jusqu’à l’épure. Réunis en série, ces vingt-sept récits allient l’impact du gros plan à la brièveté de l’éclair, précipitant leur lecteur dans une vision-kaléidoscope de notre condition.