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Françoise Matthey
Françoise Matthey

Biographie

Née moins souvent que les beautés qui l’entourent ne l’exigent.
S’obstine à séduire les creux, le vide, les failles, le silence pour que chante son amour de la vie
Ecrit et tend ainsi vers un mouvement renouvelé du non-encore dit, du non encore accompli vers l’accompli, la lumière.
Sa voix poétique perçue comme une grâce, s’offre à ceux qui veulent ou peuvent l’entendre, à ceux qui peuvent reprendre le poème à leur compte et le réaliser. Aspire en son écriture à rejoindre l’autre.
(Photographie Jacques Bélat)

Publications :

A publié des récits et de la poésie dans diverses revues (Intervalles, D’autre part, la Revue des Belles Lettres, l’Almanach de littérature bernoise...) et dix ouvrages:
- La Première Parole récit (Ed. Intervalles, 1990)
- De feu de Miel - poèmes (Ed. Empreintes, 1994)
- Le Vivant jusqu’à la Pierre récit (Ed. Canevas, 1995) (prix d’encouragement de littérature française du canton de Berne)
- Comme Ophélie prenait dans l’eau sa force Poème (prix Schiller 2001) (Ed. Empreintes 2000)
- Moins avec mes mains qu’avec le ciel Poème (Ed. Empreintes 2003) (prix de littérature française du canton de Berne)
- Pour qu’au loin s’élargisse l’estuaire (Ed. Aire 2004) (prix de littérature française du canton de Berne)
- L’or dans la poussière des seuils (Ed. Empreintes 2009) (couverture de Jean-René Moeschler)
- Le transparent (Ed. Aire 2013) (couverture de Laure Amstutz )
- Avec la connivences des embruns (Ed. Empreintes 2016) (vignette du recueil Martine Corblin-Lauth)
- A la croisée des brides (Ed. Aire 2016) (illustration Sylvie Aubry)

Dernières parutions :

- Avec la connivences des embruns (Ed. Empreintes, 2016) (vignette du recueil Martine Corblin-Lauth)
- A la croisée des brides (Ed. de L'Aire) (illustration Sylvie Aubry)


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Françoise Matthey - A la croisée des brides

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Dans un pays de longue neige et de vents, « qui ne cesse/depuis des siècles/d’adhérer à la loi des chevaux », une voix s’élève, attentive et douce – et toujours d’une grande justesse.
C’est l’occasion d’un recueil intense où il appartient à la poésie de faire le récit d’un don rare, d’une transmission, de dire la passion qu’inspire et nourrit une jument au « regard noisette », qui finira par s’en aller, emportant avec elle une fillette venue d’ailleurs, écorchée par la vie, mais qui aura pu, grâce à elle, renaître à la confiance « dans l’intuition d’un lien » promis à grandir et durer. Tout se sera passé « à la croisée des brides », au gré de chevauchées défiant la pâle mélancolie des saisons.
Dans l’intervalle, la jument aura comme amoindri l’exil de la poétesse, l’ouvrant à l’usage de sa « nouvelle terre », l’aidant à délier « l’entrelacs des effrois ». Elle l’aura instruite aussi de ce qu’« être va plus loin », là « où bruit l’inaccompli », avant de la laisser délivrée « de tout achèvement ».
Françoise Matthey nous offre ainsi ce que, dans l’élan d’une lecture heureuse, je tiens pour être un livre intimement accompli.

Pierre-Alain Tâche

Françoise Matthey - Avec la connivence des embruns

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Une île bretonne, rocheuse, sauvage, vivante, est au centre de ce nouveau recueil de Françoise Matthey.
Une île, c’est un concentré de beauté terrestre dans l’immensité marine, sous l’amplitude du ciel ; toujours en train de parfaire sa beauté par le moins : les vents l’aiguisent, la mer avec ressac et marée la tient dans la rigueur de son mouvement perpétuel, le soleil met tout en lumière, failles et fissures comprises, les rochers millénaires se taillent sans cesse, selon une vaste dramaturgie cosmique. Son aura, elle, est légère, faite de sel, d’écume, d’embruns, de cris d’oiseaux.
La poésie, à l’image de l’île, est décantation, ascèse, chemin vers la nudité de l’être, en quête de l’essentiel du vivre et du mourir. D’où, dans les poèmes de Françoise Matthey, ces élans vers le bref, le peu, le moins : elle dit les perceptions au plus juste, au plus sobre, elle efface le je pour mieux interroger le monde, elle capte les ruptures et les harmonies, elle se plie au souffle et au rythme des vents, de l’eau. Ce faisant, elle découvre la mesure humaine, le temps suspendu, «l’irruption de la joie singulière».
Doris Jakubec

Françoise Matthey - Le Transparent

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Il n’y a pas de place pour l’hagiographie dans un temps de manque : nous ne croyons plus aux miracles, et point trop aux mystères. Mais peut-être la vie de saint [Nicolas de Flue] est-elle un genre littéraire viable et fait pour notre époque ? Là, il ne nous est plus demandé de croire, mais d’adhérer à une forme de spiritualité.
Françoise Matthey l’a compris, et très profondément. Le chemin que parcourt son Transparent est de la plus haute exigence et marqué par des obstacles qui pourraient – toutes proportions gardées, vu les siècles qui ont passé – être encore de ceux qui s’opposent à notre besoin de transcendance et d’oubli de soi. (Aussi est-ce un peu notre voix que nous entendons dans les poèmes en « je » qui parsèment le récit et lui font un écho intériorisé.)
Tendu vers sa fin, très tenu dans une prose où la brièveté de la phrase accueille pourtant en permanence l’image et la formule de poésie, son récit accompagne la souffrance et la détermination d’un saint et nous achemine avec lui vers une lumière très précieuse.

André Wyss

Françoise Matthey - L’or dans la poussière des seuils

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Des courants d’ombre et de sang
façonnent la chair de la terre
et s’arrêtant parfois
mordent au ventre même
des clameurs pierreuses
Est-il quelque part
une perspective de douceur et de lait ?
De tendresse
de pardon?
Eveillée
je m’en vais
chercher par-delà les frontières
le règne de la sève

Françoise Matthey - Pour qu’au loin s’élargisse l’estuaire

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La douce collision des souvenirs et de la vie présente est au cœur de l’histoire que raconte ici Françoise Matthey : celle d’une jeune femme mariée à un homme dont la première épouse est morte dans un camps nazi. Il y a un moulin, une rivière, un canal, un jardin et des oiseaux, plus tard deux enfants, plus loin une ville – peut-être Strasbourg – où l’on reconstruit la cathédrale. En séquences brèves qu’il faut lire en se livrant entièrement aux effets de la suggestivité, de l’allusion et de la mise en abîme de deux vies de femmes, se construisent peu à peu un décor, une manière de vivre de ce temps-là, une situation à la fois singulière et commune. En effet, combien furent-ils, à l’exemple du mari, l’homme qui peint, à ne pouvoir raconter le drame vécu pendant la guerre ? Ainsi la jeune épouse doit-elle, par ses propres moyens, rêver et imaginer celle qui l’a précédée, afin, pense-t-elle, de mieux comprendre et aimer l’homme qui porte une blessure majeure. Mais un jour, c’est elle, la femme vouée au bonheur des siens, qui se trouve menacée de mort… Le lecteur ne manquera pas d’être surpris par la combinaison très personnelle, dans ce livre, du monde abstrait des pensées (énigmatique, fluctuant comme l’eau de la rivière), et du monde parfaitement sensible et réel de la nature : un petit paradis des saisons de la terre. Rose-Marie Pagnard

Françoise Matthey - Moins avec mes mains qu’avec le ciel Poème

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Dans son recueil précédent (Comme Ophélie prenait dans l’eau sa force), Françoise Matthey nous conduisait avec subtilité dans la douleur d’une mort insensée, celle d’une amie, en écho à l’héroïne shakespearienne. Ici, c’est à travers Eurydice qu’elle nous convie à traverser avec elle les désespoirs, les replis et les ressacs du rapport amoureux.

Pierre Lepori

Françoise Matthey - Comme Ophélie prenait dans l’eau sa force Poème

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Femme d’été, telle est superbement nommée cette inconnue, frappée par le soudain, par le malheur et le recours inexpliqué au fleuve. Sans rien connaître, ainsi nous savons beaucoup d’elle, tout l’été. Toute l’apparition en nous de l’être blessé qui va renaître dans le poème.

Henry Bauchau (extrait de l’avant-propos)

Françoise Matthey - Le vivant, jusqu'à la pierre

Un canal, une écluse, Célestin le simple, et les bottes, les barbelés de l'occupant. Salomé aussi, cette jeune femme perdue dans le vide de l'absence. Ce pourrait être ailleurs, n'importe où. A cela près que les événements finissent par donner un ton au paysage, ou l'inverse... A la fois récit et poème, ce texte tissé entre l'imaginaire et l'Histoire, le corps et le monde, l'inconscient et la mémoire, s'élève comme un chant jusqu'aux frontières transparentes des ombres.

Françoise Matthey - De Feu de Miel

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“D’un printemps éclatant aux portes de l’hiver, un temps de retrouvailles. Dans la lumière revenue, au coeur d’un monde réconcilié, deux êtres se rencontrent et s’accordent. Pourtant la séparation guette, il faudra retrouver les neiges, mais cette fois avec l'assurance d’une parole possible. Ce très beau poème à la langue précise et aux images fortes nous dit cette conquête.“

“Je ne sais pas
comment je suis à toi
mais sur ta bouche sucrée
de baies sauvages et astringentes
je sais toute l’explication du monde”

Françoise Matthey - La Première Parole récit

Le récit de Françoise Matthey qui se déroule comme un long poème, se veut le condensé brûlant des circonstances et des expériences d’une vie de jeune femme. Pour Pétrouchka, la protagoniste, les évènements, les personnages, les sensations qui marquent ses jours de joies ou de chagrins, de lumière ou d’ombres, sont autant de données d’une intériorisation vibrante qui tend à restituer, dans son sens à la fois particulier et universel, le mystère de la destinée humaine.

“Il ne lui disait jamais sa soif d’elle. Simplement il mettait au monde leur désir. Il ne lui disait jamais je t’aime. Jamais ne lui disait son nom. Elle oublia qu’elle avait été. Avant “