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Nicolas Rousseau
Nicolas Rousseau

Nicolas ROUSSEAU, poète, essayiste, chroniqueur.

Né le 6 octobre 1951 à Versailles. Enfance et école primaire en France (Roubaix). Puis installation à Neuchâtel, où il accomplit sa scolarité secondaire et gymnasiale (baccalauréat en lettres classiques). Etudes à l’Université de Neuchâtel (français, histoire et philosophie), où il sera notamment l’assistant du professeur Fernand Brunner, sous la direction duquel il réalisera sa thèse de doctorat Connaissance et langage chez Condillac, Genève, Droz, 1986 ; dès 1984, il enseigne à l’Ecole Supérieure de Commerce (aujourd’hui Lycée Jean-Piaget). Parallèlement, il mène des recherches littéraires sur le XVIIIe siècle, avec la parution de Diderot : l’écriture romanesque à l’épreuve du sensible, Paris, Champion, 1997.

Par ailleurs, Nicolas Rousseau se voue à l’écriture, et notamment à la poésie, avec les deux recueils D’un mot d’amour la mort, Paris, Editions Saint-Germain-des-Prés, 1990 (paru sous le pseudonyme de Nicolas Rausséou) et Ce beau désert du monde, Genève, Slatkine, 1998. Dès les années 1990, il consacre aussi une partie de ses loisirs à voyager, surtout en Afrique et en Asie ; de ces expériences seront issus plusieurs ouvrages, De L’Adrar au Tagant. Itinéraires mauritaniens, Paris, L’Harmattan, 2002 ; Petits tableaux persans. Je t’écris d’Iran, Paris, L’Harmattan, 2005 ; Au soleil du Mali, récit, Paris, L’Harmattan, 2006 (ces trois derniers ouvrages illustrés par le peintre Aloys Perregaux) ; Mosaïque africaine, portraits, avec une préface de Jean Ziegler, Paris, L’Harmattan, 2008 ; Ma vie va vers l'Asie, chroniques, Paris, L’Harmattan, 2010.

Actuellement, Nicolas Rousseau oriente ses recherches et ses réflexions sur l’esthétique, et particulièrement sur l’art africain, auquel il entend consacrer un prochain ouvrage (à la fois d’érudition et de fiction).


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Nicolas Rousseau - Ma vie va vers l'Asie

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De l'enfance à l'âge mûr, voilà quelques moments de vie particulièrement marquants, premiers souvenirs, débuts à l'école, rêves d'avenir, essais de réflexions philosophiques, engagement politiques, aventures de cœur, voyages. En parallèle, un parcours vers l'Asie, d'un Orient à l'autre : Palestine, Turquie, Iran, Sri Lanka, Vietnam, Laos, Chine, Indonésie, autant de pays qui vont rythmer ce chemin d'initiation.

Nicolas Rousseau - Mosaïque africaine

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Quatorze portraits. Issus de toutes les régions d'Afrique, ces hommes et ces femmes viennent raconter leur quotidien. A travers leurs récits, c'est l'ensemble du continent qui révèle ses ombres et ses lumières : la famine, les migrations, le sida, le maldéveloppement, les guerres, mais aussi le formidable potentiel de ses habitants, leur volonté de vivre, leurs luttes, leurs espoirs.

Nicolas Rousseau - Au soleil du Mali

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Au Mali, Paul s'y rend pour tromper son ennui. Mais cette expédition va lui réserver quelques surprises. Bamako, Mopti, Tombouctou, Bandiagara, les villes maliennes lui offrent des expériences inattendues. Des étendues du Sahara aux rives du Niger, des villages de banco aux champs de coton, son voyage va ainsi plus le transformer qu'il n'aurait pu l'imaginer.

Nicolas Rousseau - Petits tableaux persans

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Sous forme de lettres illustrées de dessins et d'aquarelles, ce livre présente autant de petits tableaux du monde persan actuel. Des bazars, des jardins, des tombeaux, des routes de montagne, des bords de mer, un voyage dans le temps et l'espace d'un pays aux multiples facettes. et un autre regard sur l'Orient où tant de cultures se marient, pour le meilleur comme pour le pire.

Nicolas Rousseau - DE L'ADRAR AU TAGANT

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Ni monographie experte ni guide touristique, cet ouvrage est plutôt un recueil d'impressions ressenties lors d'un séjour en Mauritanie par l'écrivain et le peintre. Tout à tour défilent les sites préhistoriques et les cités fantômes, les palmeraies et autres lieux magiques, apparaissent les cicatrices de la guerre, les discriminations larvées au relent d'esclavage. Tout est prétexte à l'extase : la pluie bienfaitrice après la chaleur d'enfer, les mirages, les ciels étoilés, les petits marchés, le thé à la menthe, les pistes de l'Adrar et du Tagant.

Nicolas Rousseau - Ce beau désert du monde

Ce vaste recueil parle du désert saharien d'abord, mais aussi de tous les déserts de notre beau monde d'aujourd'hui; ceux des vies que l'amour a illuminées puis abandonnées, ceux d'une nature progressivement gagnée par le béton, de pays et de peuples rongés par les désolations de toutes sortes. Mais l'auteur suggère aussi que, comme dans tout désert, la mort n'a pas toujours le dernier mot, que la vie peut toujours reprendre là où on ne l'attendait plus: au détour d'une piste apparemment oubliée, au sortir d'une journée étouffante qui semblait ne plus finir. Et cette éternelle renaissance, c'est peut-être la mélopée même du poème qui la fait parler le mieux, par le subtil mélange de joie et de tristesse qu'il peut réaliser, par un entremêlement d'espoir et de nostalgie, de révolte et de résignation.
Pour que les déserts apparaissent pleinement, il faut encore en déployer les dimensions fondamentales; les lecteurs se voient ainsi invités à embrasser les quatre points de l'horizon, à retrouver les quatre éléments primordiaux de la matière, à suivre le soleil dans ses quatre étapes journalières, l'année dans ses quatre saisons. Et au fil de chaque parcours, à chacune des quatre feuilles de ce trèfle, ils sont reconduits à l'essentiel, à l'espace désertique des étendues sahariennes, évoquées par quelques brèves phrases en prose, symboles d'une parole travaillée jusqu'au dépouillement. Car c'est aussi par ses aspects formels qu'entend s’affirmer ce recueil de cent douze poèmes et de cinq textes en prose; tels ces paysages du désert aux perspectives à la fois monotones et infiniment variées, les rythmes et agencements qu'il propose s'avèrent aussi réguliers que divers, ses sonorités souvent s'appellent, souvent diffèrent; dans son souci de restituer la plénitude du monde, l'auteur a même pris soin d'éviter le vide des syllabes muettes!
Pour tout dire, voilà un ouvrage d'une grande cohérence thématique et formelle, qui nous fait voyager dans l'espace et dans le temps tout en nous ramenant à notre propre monde, ce beau désert si riche et si pauvre, si riant et si triste, ce filigrane de Sahara.

«Ce recueil m'a apporté le plaisir poétique» (Robert SABATIER, de l'Académie Goncourt).

Nicolas Rousseau - Connaissance et langage chez Condillac

Cette thèse consiste en une analyse à la fois historique et systématique de la conception condillacienne des relations entre signes linguistiques et savoirs scientifiques.
L’Introduction de l'ouvrage présente au lecteur un examen des différentes appréciations que suscite actuellement la pensée de Condillac (auteur jusqu’ici mal connu et insuffisamment étudié) et se propose ensuite de justifier la problématique envisagée, plus particulièrement d’en préciser la portée au sein de toute l’oeuvre du philosophe.
Dans une Première partie (Restituer Condillac), Nicolas Rousseau apprécie la démarche condillacienne sous un double aspect, celui de ses relations générales avec le siècle des Lumières d'une part, celui de ses rapports avec quelques traits doctrinaux propres à la “linguistique” de l’époque d’autre part (à savoir les quatre thèmes de la genèse des signes, du langage d'action, de l’ordre des mots dans le discours, de l’interconnexion entre langage et pensée).
Dans la Seconde partie de l’ouvrage (Reconnaître Condillac), l’auteur montre en quoi Condillac s’avère original non seulement par rapport aux grandes philosophies du XVIIIe siècle dont il s’est nourri (essentiellement celles de Locke, Descartes et Leibniz), mais aussi à l'égard des réflexions proprement linguistiques de certains de ses éminents contemporains (Du Bos, Warburton, Maupertuis, Rousseau, ou des Encyclopédistes tels Diderot, d'Alembert, Dumarsais et Beauzée).
Sous le titre Relire Condillac, la Troisième partie de l’étude dégage les composantes et perspectives essentielles des analyses de Condillac sur la connaissance et le langage, en remontant jusqu’aux perceptions sensibles élémentaires qu’évoquent l’Essai sur l’origine des connaissances humaines et le Traité des sensations, pour aller jusqu’aux opérations mentales les plus abstraites telles que les décrit la Langue des calculs ; le propos étant ici de démontrer que, derrière son apparente dispersion, la pensée condillacienne recèle en fait une unité profonde, laquelle tiendrait notamment à la signification spécifique qu’elle confère aux notions d’analyse et d’analogie.
Enfin, dans sa Quatrième partie (Retrouver Condillac), Nicolas Rousseau envisage l’impact de Condillac sur les recherches de certains savants de la fin des Lumières (essentiellement sur celles du chimiste Lavoisier et de l’aliéniste Pinel), ainsi que son apport possible au renouveau des réflexions linguistiques perceptible à la même époque (avec notamment les travaux de Turgot, de lord Monboddo, de Herder et de Guillaume de Humboldt).
Enfin, à partir des acquis des chapitres précédents, la Conclusion de l’ouvrage appelle à une approche globale, ouverte et cohérente de tout le système condillacien, en soulignant au passage les responsabilités du mouvement des Idéologues dans les différents avatars qu’il a connus depuis le début du XIXe siècle.
Le livre se termine par une Bibliographie de Condillac particulièrement riche en titres d’articles et/ou d’ouvrages récents.

Dès sa parution, cette étude a suscité nombre d’échos positifs et constitue encore aujourd’hui un des ouvrages de référence sur la pensée de Condillac.

A relever aussi que Nicolas Rousseau a rédigé l’article Condillac dans le Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau (publié sous la direction de Raymond Trousson et Frédéric S. Eigeldinger. Paris, Honoré Champion, 1996, p. 152-154).

Nicolas Rousseau - Diderot : l’écriture romanesque à l’épreuve du sensible

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Situer et évaluer la place de l’écriture romanesque dans l’oeuvre et la pensée de Diderot, tel est le but que se propose Nicolas Rousseau. Des Bijoux indiscrets à Jacques le Fataliste, en passant par La Religieuse et sans oublier d’autres textes narratifs moins connus, il tend à relier les romans de l’écrivain à son esthétique générale et même à toute sa philosophie, montrant combien ils les ont déterminées autant que reflétées ; en particulier, il établit que la pratique du théâtre et de la critique d’art ont conduit Diderot à réorienter et à approfondir sa conception même de la représentation du réel. Une réorientation qui, en l’occurrence, l’a amené à mieux appréhender le langage même de la sensibilité, à recourir plus intensément et de façon plus novatrice au genre romanesque, jugé plus significatif autant par ses potentialités que par ses limites. Dans la mesure où ils renvoient à cette épreuve du sensible sans laquelle aucune figuration du monde ne lui semble fidèle à son modèle, ses romans et ses contes valent ainsi pour Diderot comme les témoins privilégiés d’un art (de vivre et de penser) à la recherche de la vérité.
Cette évolution de Diderot, l’auteur la suit en quatre grands chapitres au titre évocateur. I. Du Roman de la philosophie à la philosophie du roman, II. Le sensible de l’écriture autant que l’écriture du sensible, III. La figuration de la vérité par la vérité de la figuration et IV. Entre la fiction du fatalisme et la fatalité de la fiction. Et en conclusion, il s’interroge sur la pertinence et la modernité de cette esthétique romanesque (Diderot dans tous ses romans).

Pour une bonne analyse critique de l’ouvrage, consulter notamment l’article de Pierre CHARTIER (sur le site internet rde.revues.org/1991).

Nicolas Rousseau - D’un mot d’amour la mort

Surprenant recueil, précédé d'une préface économe et précise, qui éclaire une tentative originale : restituer le monde sous une bourrasque de mots, concrets, riches, savants, noms de villes, de métiers, de fleurs, d'animaux, qui tous incitent au rêve, au voyage dans le temps et dans l'espace, dans les pays et dans l'histoire. Tout cela servi par un métier superbe, par un jeu raffiné de formes et de cadences, par une culture et une imagination débordantes.
Le plus souvent, le poète fait graviter ses paroles autour d'un lieu ou d'un moment: l'autoroute, la guerre, le fleuve, la révolution, le volcan, les colonies, la campagne, le rythme des journées, les éléments de la matière, les saisons, les points cardinaux.
Et c'est au gré de l'amour que cet univers s'avance et s'élance : poèmes mélancoliques ou joyeux qui inlassablement recréent la femme à travers les forces de la nature, la métamorphosent en ondine ou en esquimaude, la plongent dans la mer ou dans la neige, chantent l'étreinte ou la séparation.
Eclats et éclatements de noms, tourbillons de couleurs, de sons et de senteurs! Avide de sensations et de sentiments, le poète appelle au dépaysement des sens, à l'errance ivre. Jusqu'au vertige parfois : peut être celui du monde face à son propre vide, celui du langage face à sa propre mort, quand les mots d'amour ne paraissent plus renvoyer que le silence.