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Philippe Rebetez
Philippe Rebetez

Philippe Rebetez vit à Delémont, ville où il est né en 1956. Il travaille avec des personnes en situation de handicap. Il est l’auteur de quatre recueils de poèmes aux Editions Samizdat à Genève (Ateliers des saisons, couverture de Francis Monnin, Traces, couverture de Sylvie Aubry, L’orée, couverture de Gottfried Tritten et Derrière la palissade, couverture de Léo Rebetez).

Certains de ses poèmes ont été publiés dans la Revue D’autre part et dans des recueils collectifs, Amoroso, Ed. Ecrits des Hautes-Terres (Québec), Pantone 40, un bestiaire, Ed. Le Miel de l’Ours et Le Livre, Ed. Samizdat.


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Philippe Rebetez - Derrière la palissade

L’âpreté du quotidien

C’est une poésie dépouillée, directe, située dans un lieu concret et circonscrit, que celle de Philippe Rebetez, poète que j’ai eu la chance de suivre dans son récent travail créatif. Ses mots « rebondissent / sur l’âpreté du quotidien », comme il le déclarait déjà dans son premier recueil: plutôt que de « descendre en soi », Philippe regarde autour de lui et va à la rencontre d’autrui. Son regard se pose sur des personnes qu’il connaît bien, également de par son activité professionnelle : des personnes qui échappent d’habitude à notre attention ou que nous regardons de mauvais gré, enveloppés que nous sommes dans notre égocentrisme. C’est donc une voix hors du choeur que la sienne. (…)

Philippe a une antenne spéciale qui lui permet de capter les signaux lancés par nos semblables vaincus par la souffrance, les manies, les obsessions. Il en trace le portrait en des croquis rapides et précis: énoncés simples, mots empruntés à la langue de la communication, vers courts, strophes brèves (un peu comme chez Guillevic, poète qu’aime notre auteur) ; ici et là, le langage parlé entre avec fraîcheur dans les vers. Dans ce recueil, le sentiment de solidarité envers les plus faibles prend le dessus sur tout. (…)

Le livre se termine par un poème plus long, d’allure narrative, composé de six textes précédés chacun d’une date. Il s’agit presque d’un documentaire, qui part du 30 août 1965, quand deux millions de mètres cube de glace et d’éboulis ont enseveli le chantier du barrage de Mattmark, faisant 88 morts (dont 56 immigrés italiens), et se conclut le jour du 50e anniversaire de cette catastrophe, qui a laissé une marque indélébile dans la chronique du temps où Max Frisch écrivait : « Nous voulions des bras, et ce sont des hommes qui sont arrivés. » (…)

Alberto Nessi

Philippe Rebetez - L'orée

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Baguette de sourcier, cette poésie tremble au-dessus de la source cachée, attentive :
je pose mon oreille / contre l'écorce du hêtre / pour percevoir / l'aubier / faire son oeuvre.

L'aubier : la vie. Celle des humbles choses, des petites gens, de ceux qui attendent la fin, perdus au milieu de nulle part.

Denise Mützenberg

Philippe Rebetez - Traces

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Dans Atelier des saisons déjà, Philippe Rebetez empruntait aux métiers manuels, au travail de la terre, à la nature, ses images rugueuses et son vocabulaire : ainsi, suffisait-il d'un simple bout de bois, pour rappeler l'appartenance.
On retrouve dans Traces, tout au long de poèmes brefs, le même tissage de mots, la même étoffe, teintée d'un peu plus de mélancolie.

Claire Krähenbühl

Philippe Rebetez - Atelier des saisons

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D'une écriture qui dénote la conviction de l'auteur que la poésie contient une force extraordinaire à l'intérieur même des choses ordinaires de la vie, l'ouvrage surprend autant par la plénitude du regard dérobé que par sa maîtrise des mots et des images.

Yves-André Donzé

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la poésie est une source jaillissante. C'est ce que je me dis en lisant Atelier de saisons de Philippe Rebetez. Que se passe-t-il donc dans cet atelier d'artisan d'un genre particulier ? On y sent l'auteur confronté à la mémoire, à la recherche des liens, voyant passer les saisons, à l'orée du silence : ces quatre titres sont les quatre mouvements de son chant intérieur, de son ouvrage, finement limé.

Le Passe-Muraille