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Claude Darbellay
Claude Darbellay

Claude Darbellay est né en 1953. Dès l’âge de 18 ans, il subvient à ses besoins en exerçant divers travaux. Une fois sa licence en lettres de l’Université de Neuchâtel en poche, il enseigne le français à Londres, vit en Espagne, en Italie et en Amérique (du Nord et du Sud). Aujourd’hui, il enseigne au Lycée Blaise-Cendrars à La Chaux-de-Fonds et habite Cortaillod, en Suisse.


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Claude Darbellay - Le Home

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Le Home est moderne et haut de gamme: fitness sous la conduite d'un coach, atelier de poésie, séances de développement personnel, cuisine gastronomique. Sont organisés des sorties en campagne, des visites de musées, des spectacles. Un prêtre passe une fois par semaine. Tout est fait pour le confort des pensionnaires.

Pourtant, il se passe de drôles de choses. Des résidents ont d'étranges marottes. Parfois l'un d'eux se meurt dans des circonstances mystérieuses. Se déroulent toutes sortes d'intrigues, d'alliances, de trahisons. Est-ce vrai ce qu'on raconte du troisième étage dont on ne redescend que les pieds devant? Qu'obtient-on avec la carte donateur que seuls les plus riches peuvent s'offrir? La chambre des punitions n'existe-t-elle que dans le fantasme des résidents?

Le récit est ancré dans le lieu "comme si on y était". C'est Odile, quatre-vingts ans, qui raconte. Elle vient de rencontrer Markus, dix ans de moins qu'elle.

(Quatrième de couverture, G d'Encre)

Claude Darbellay - l'affaire

Ce roman nous emmène dans les coulisses de la politique, dans les lieux «chauds» où se
divertissent notables, financiers, industriels. Il pose aussi d'étranges questions. Quelle est
la couleur de l'aura d'un Conseiller d'État? Peut-on rester zen tout en écrasant ses adversaires? Comment jouer avec la presse sans en devenir le jouet? À partir de quand un privilège devient-il un dû?
La rapidité de l'ascension, la fulgurance de la chute. L'histoire d'un destin politique, drôle autant qu'intransigeante. Il découpe nos moeurs politiques et amoureuses au scalpel.

Claude Darbellay - Le petit cochon qui se prenait pour un Frisbee

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Un petit cochon qui vole au-dessus des pommiers, des orteils qui veulent aller chacun de leur côté, une feuille qui a perdu ses lunettes, un asticot blanc qui aime un haricot vert, une étoile qui part en voyage… vingt histoires pour rire, rêver, s'envoler.

Claude Darbellay - L'épidémie

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Que se passe-t-il ? Le président du conseil d'administration d'une honorable firme helvétique est assassiné d'étrange manière. Un tranquille père de famille devient tueur professionnel. Des scientifiques cherchent à mettre au point le vaccin d'un virus qui n'existe pas, les crimes se succèdent.
Il faut comprendre avant qu'il ne soit trop tard. Ceux qui mènent l'enquête tentent de se rassurer, se raccrochent à ce qu'ils savent et découvrent ce qui ne devrait pas exister. Un grand projet liant firmes pharmaceutiques, haute finance, l'Organisation Mondiale de la Santé, le Haut Commissariat aux Réfugiés, des politiques d'ici et d'ailleurs, un monde prêt à tout pour imposer sa loi.
Frank, le narrateur, raconte ce qu'il a vu, veut avertir l'humanité du danger qui la menace. Ils l'ont laissé faire, convaincus que de toute façon personne n'y croira.

Claude Darbellay - Le Frère

Claude Darbellay - Vivre étonne

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Cinq histoires d'amour et d'espoir dans le registre d'un humour froid et grinçant. Tant d'espoir, toujours, tant d'amour. La difficulté, pour leurs personnages, est d'en conserver la fraîcheur et le tranchant.
Claude Darbellay est à la fois un romantique et un clinicien ; le romantique affirme que la « chasse au bonheur » est légitime, irréductible ; le clinicien veille, douche les enthousiasmes, renvoie les prétendants à leur prétention.
Postface de Jean Kaempfer

Claude Darbellay - L'art de grandir

Dans ce roman écrit à la première personne un enfant raconte sa vie depuis le jour de sa naissance. II nous permet de nous souvenir de l'enfant que nous avons été, que nous avons cru devoir oublier pour grandir.
Tant de livres prennent l'enfant pour objet, tentent d'en approcher la réalité. Peu se mettent «à sa place». La littérature peut réinventer, de l'intérieur, notre mémoire, nous faire revivre ce que signifie faire un pas, être poursuivi par le bras d'un aspirateur, obéir, oublier, manger avec appétit, s'endormir.
Et puis, il y a Patricia, son amour de toujours, qu'il n'aura de cesse de retrouver, envers et contre tous, parce que, sans amour, comment grandir?

Claude Darbellay - IN EXTREMIS

Claude Darbellay - El horizonte solo tiene un lado

Volume 12 de Colección de poesía Prometeo: Hipnos

Claude Darbellay - L’Ile

Univers clos, régi par des lois strictes qui visent à éradiquer toute singularité, « l'île » dont il est question ici est l'envers infernal de celle des bien-heureux, chère aux utopistes. Ce monde, Claude Darbellay nous le décrit par le menu, avec l'apparent détachement d'une écriture volontairement neutre.
Le même style est à l'œuvre dans les autres textes de ce recueil, qu'ils relatent la vie quotidienne d'un employé de bureau ou proposent le portrait de quelques marginaux. « Bribes factuelles, morceaux de dialogue, fragments d'enquête : ces récits incertains sont à l'image des êtres broyés qu'ils évoquent ; ils tendent à notre société, violente et irréconciliée, un miroir brisé. » Jean Kaempfer
Claude Darbellay poète et romancier, vit et travaille à La Chaux-de-Fonds. Il a publié sept livres.
Son dernier roman, Le Ciel plié (1995), a obtenu le Prix littéraire des Alpes et du Jura.
Postface de Jean Kaempfer

Claude Darbellay - Les Prétendants

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Dans cette ville, tous désirent tenter leur chance, se présenter devant la porte. Une fois qu'on l'a franchie, disent-ils, après le noir des couloirs, on entre dans une lumière jaune et un bonheur absolu. Pourtant personne n'est revenu de l'autre côté, seuls réapparaissent — méconnaissables — ceux qui ont échoué. Cette fois encore, celui que le sort a désigné partira au nom d'un rêve, même s'il laisse une femme, la parfaite plénitude d'un amour.

D'un court chapitre à l'autre, ce roman dessine un univers où l'on peut se laisser bercer d'illusions. Mais le pouvoir y a suffisamment de failles pour que l'espoir subsiste et le désir suffisamment de force pour que le voyage du prétendant connaisse une fin heureuse. Une écriture du volontairement distanciée mais chaleureuse ouvre à plusieurs interprétations : utopie, critique de notre société, leçon de vie, récit initiatique. Une histoire d'amour?

Claude Darbellay - Plus au nord, le sud

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Le poète marque sur un globe de sable les traces d'un couple dont la présence est déjà une offrande à l'absence. L'avenir, lui, regarde dans son dos et, de le dépasser, on retrouve ce qui venait avant. Sur une sphère, plus on ira vers le Nord, plus on rejoindra le Sud.

Cette mise en abîme de l'existence amoureuse est l'occasion d'habiller le néant de paroles concrètes comme des défroques usées, de celles qui, au théâtre, revêtent les plus belles passions.

Claude Darbellay - Le Ciel plié

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Qu'est-il arrivé à Tania, l'héroïne de ce roman, pour qu'elle se retrouve dans une chambre d'hôpital entre souvenirs et hallucinations ? Pour en sortir, elle renoue petit à petit les fils de son histoire : un amour heureux, puis l'assassinat de son amant, et un autre homme qui l'entraîne dans une errance aux allures de fuite. Autant de pièces du piège prêt à se refermer sur elle.
Ecrit sur un ton volontairement distancié, ce livre tient le lecteur en haleine à la façon d'un roman d'espionnage, tout en le plongeant dans l'ambiance oppressante d'un monde sans Dieu ni liberté. Claude Darbellay construit un univers inquiétant, formidable machine dont le mystérieux «ordonnateur» tient les commandes.
Ecrivain et poète, CLAUDE DARBELLAY vit et enseigne à La Chaux-de-Fonds. Le Ciel plié est son premier roman, après deux recueils de nouvelles : L'Ile et La Cité.

Claude Darbellay - Anche i ciechi chiudono gli occhi

Les aveugles aussi ferment les yeux / Claude Darbellay ; traduzione di Elena Sarno ; postfazione di Carlo A. Madrignani

Texte français et traduction italienne en regard

Claude Darbellay - L’horizon n’a qu’un côté

Poèmes

Claude Darbellay - Vies de rêves

Claude Darbellay - La Cité

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La cité est le lieu où s'est réalisée la promesse tant attendue : ses habitants vivent chacun dans l'harmonie — l'équilibre — d'une existence où les satisfactions, trouvées, permettent un souriant oubli. Présente, l'administration y est discrète.
Avec ironie et humour noir, Claude Darbellay explore les beautés du conformisme, la servilité au pouvoir, l'empire du mensonge, la confusion du réel et de l'imaginaire. Ainsi cette caravane décimée dans un paradis perdu ; l'historien dont on a pendu le passé; les troubles dans les provinces du nord dont on attend en vain les communiqués; et ce Réformateur Universel qui prétend être le porte-parole du Sauveur. Le bonheur serait-il une illusion dans notre monde où la cruauté est la qualité la mieux partagée?

Claude Darbellay - La petite patrie

Ils, anonymes, du Haut, de partout? Ils n'ont pas l'extravagance ni l'apparence dont rêve le journaliste futé pour faire la une: a priori rien pour les imprimer sur une page, tout entière pour nous d'eux.
Sauf qu'une paire d'hommes, écrivain et photographe ont choisi de poser leurs regards sur une fraction de leur univers figuratif, d'en faire un tableau fidèlement reproduit une fois toute les deux ou trois semaines dans L'Impartial.
Portrait
Ils ne sont plus anonymes, ils ont ouvert la porte de leur quotidien, sincères. Je pense entre autres à l'assureur-vie, à qui sont posées des questions que l'on n'ose aborder en général qu'avec ses rares amis. Les soirs gris blues. Ainsi qu'à la dame du CSP, enfin, à tous, avec leurs mots.
Darbellay, en chirurgien, retranscrit leurs propos, sans fioritures, pas de vulgarité, pas d'analyse, eux seulement. Ainsi s'approche-t-il de la photographie qui n'existe pas, celle qui montre «comment c'est»; dans cette forme l'écrit devient photo-vérité.
Paradoxe
De son côté Fernandez avec ses images se rapproche d'une forme littéraire, propos de conteur moderne. Dans ses noir-blanc il n'y a pas de place pour le «comment c'est».
Je repense au croque-mort accompagné de grands espaces blancs, aux fleurs du lieutenant enfermées dans du verre comme les médailles de tir. L'opposition texte-réalité, et photo non vérité est sans doute l'aspect le plus marquant dans la forme de ses portraits.
Les êtres sont montrés comme ils ont dit, à travers le fragile assemblage des idées qui leur permettent d'exister, de ne pas changer, de changer, de continuer.
A travers les certitudes et les préoccupations des personnages, je perçois le monde, sa force, sa présence.
J'apprends ce que j'aimerais savoir de mes ancêtres moyenâgeux ou préhistoriques. Réunir tous ces tableaux dans un livre compose par touches, parfois contraires, un état du monde dans l'individu.
Intérieur
Et je ne puis m'empêcher de penser qu'un assureur peut sonner à la porte d'un croque-mort pour réaliser un contrat d'assurance-vie.
Mario del Curto

Claude Darbellay - EN SORTANT n'oubliez pas d'éteindre

Parler me fut longtemps impossible. Guère touché par les malheurs du monde, mon existence n'offrait aucune particularité digne d'être transmise. Mes contemporains me qualifièrent successivement d'indifférent, de cynique, d'infirme, m'éliminèrent de leurs préoccupations. Il aurait mieux valu que les choses en restent là.
Un matin, après l'habituel croassement des corbeaux, un vertige me saisit. Nausée, hoquet, le premier mot dégoulinait le long du menton, s'écrasait sur le bitume. La rumeur se répandit avec la rapidité d'une arrestation : « Il parle, il a parlé. » J'avais beau serrer les dents, les mots coulaient de ma bouche. J'en avais les pieds trempés. Transporté d'urgence à l'hôpital, je fus mis en observation, subis des tests afin de, selon le chef de clinique, « déterminer les causes de l'ébranlement affectif, en découvrir les symboles. » ( ... )

Claude Darbellay - Si les crabes changeaient de direction

Poèmes