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Francis Kaufmann
Francis Kaufmann

Francis Kaufmann est né le 17 mai 1931 au Bas-Monsieur, un quartier extérieur de la commune de La Chaux-de-Fonds, où il passera sa vie. Il fréquente le petit collège de quartier à degrés multiples de son hameau, puis l’école d’agriculture de Cernier. A son mariage en 1958, il reprend avec son épouse la ferme familiale où l’on pratique l’élevage bovin et la production laitière. En 1985, la ferme est remise à l’un des fils et le couple s’installe dans une ancienne maison contiguë à la ferme. Une nouvelle vie commence, faite de petits travaux alimentaires : montage de skis, charpenterie, puis représentation en articles de jardin. Chacune de ces activités ouvre de nouveaux horizons.

Conjointement à ces occupations nouvelles, Francis Kaufmann songe à réaliser un de ses rêves : écrire. Cela commence par des recherches historiques et par des travaux journalistiques. Il a la chance d’être bien reçu par l’Impartial auquel il confie une vingtaine d’études portant sur des sujets divers. Puis il devient correspondant local pour le journal Agri auquel il sera fidèle plus de vingt ans. Un premier livre suit, il s’agit de : Portrait de quinze Montagnons originaux aux éditions Du Haut qui reprend une partie des articles publiés dans le journal local. En 2003, l’auteur a la chance d’inaugurer les Editions G d’Encre qui viennent de démarrer avec un livre décrivant l’évolution de l’agriculture par l’image et le texte. Beau succès pour l’auteur et pour l’éditeur, qui sera suivi par une collaboration fructueuse entre les deux hommes ! A ce jour, une dizaine d’ouvrages sont sortis du clavier de Francis Kaufmann ; en voici la liste :

Aux Editions du Haut : Portrait de quinze Montagnons originaux, 2000

Aux Editions G d’Encre ; Changement d’ère, 2003
Arrêt sur image, 2005
Histoire vécue de la race bovine tachetée rouge, 2011
Emerveillez-vous ! , 2012

Aux Editions G Attinger : Edouard Jeanmaire (en coll. avec P. Allanfranchini), 2010
Le Miston, 2011

Aux Editions du Belvédaire : La fourche et la plume, mémoires d’un Montagnon, 2013

A la nouvelle revue neuchâteloise : Edouard Jeanmaire, le seigneur de La Joux-Perret, 1998
La chanson du Maix-Rochat, 2004


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Francis Kaufmann - La fourche et la plume, mémoires d’un montagnon neuchâtelois

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Lorsque le jeune Jean-Jacques Rousseau parcourt les montagnes neuchâteloises, il est si frappé par ces Montagnons trayant leurs vaches et fabricant des montres, qu’il en parle dans une lettre adressée à d’Alembert quelque trente années plus tard.

Près de trois siècles après Rousseau, un ancien paysan raconte la suite de cette histoire ; pourquoi les paysans horlogers ont-ils été remplacés par des cultivateurs et éleveurs venus de Suisse allemande ? Que sont devenues les merveilleuses fermes neuchâteloises, si esthétiques ? Comment a évolué l’agriculture dans ces hautes terres ?

Le monde rural a connu des changements radicaux au cours des cinquante dernières années. Les méthodes de travail, les bâtiments, le bétail même, tout a été remis en question en l’espace de deux générations à peine. Dans La fourche et la plume, Francis Kaufmann raconte cette évolution à travers l’histoire de sa famille venue s’établir dans un quartier extérieur de la commune de La Chaux-de-Fonds à la fin du XIXème siècle.

Aujourd’hui tout change, tout évolue à un rythme effréné : est-ce pour le meilleur ou pour le pire ? Ce récit se termine par une note optimiste car l’auteur croit fermement à la force d’équilibrage de la nature et à la faculté d’adaptation du genre humain.

Francis Kaufmann - Emerveillez-vous

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Le succès extraordinaire de l’ouvrage de Stephane Hessel Indignez-vous ! interpelle chacun et la constitution de groupes d’indignés un peu partout en Europe est la preuve qu’un malaise profond règne face à la crise actuelle et ses injustices ressenties dans le monde. Cependant ne devons-nous vraiment nous focaliser que sur les aspects négatifs de la vie actuelle ? Ignorer tout ce qui va bien ? Ne pas reconnaître les merveilles de la nature et le génie des hommes ?
Par ce modeste cahier, il m’a paru utile de redonner quelques chances aux beaux côtés de l’existence, de rappeler la prodigieuse trajectoire de notre univers et le miracle de la vie, de souligner aussi l’ingéniosité de l’espèce humaine, ingéniosité qui finit généralement par être au service du plus grand nombre.

S’émerveiller, ce n’est pas abdiquer devant les difficultés de la vie ni renoncer à s’engager pour un monde meilleur, mais c’est garder un esprit curieux qui, en fin de compte, nous servira à voir avec lucidité les problèmes de notre société et nous aidera peut-être à les résoudre.
F.K.

Francis Kaufmann - Histoire vécue de la race bovine tachetée rouge

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L’histoire de la race bovine tachetée rouge est passionnante.

La vache du Simmental a connu une époque glorieuse où elle était appréciée partout pour ses qualités laitières et son aptitude à fournir une viande de qualité ; c’est une des meilleures races du monde, disait-on fièrement et avec raison. Plus tard une mode, peu compréhensible aujourd’hui, a fait passer l’esthétique avant la productivité. Cela tombait mal car pendant ce temps tout bougeait autour de nous ; l’introduction de l’insémination artificielle favorisait la sélection des meilleurs sujets laitiers à travers le testage. Nous régressions, les autres progressaient et une courte période d’errements au plus mauvais moment a suffi pour gommer le travail de générations d’éleveurs, mais la réaction de la base ne s’est pas faite attendre car les paysans de la Plaine et du Jura avaient besoin d’une vache productive. Ce fut la « guerre des vaches », la création du premier centre de testage, les pressions pour obtenir le droit d’effectuer des croisements d’essai avec la Red-Holstein. Un instant débordée par la base, la Fédération d’élevage de la race a vite repris les choses en main en offrant des services performants à tous les éleveurs intéressés par la rouge et blanche. Soixante ans après les événements qui ont secoué le monde de l’élevage, l’équilibre entre tenants d’une race exclusivement laitière et partisans d’une race à deux fins semble à nouveau rétabli et la cote de la Simmental est à nouveau en forte hausse, en Suisse, en France et partout dans le monde.
Avec son action, ses attentes et ses rebondissements, l’histoire vécue de la race bovine tachetée rouge se présente comme un roman.

A l’âge de la retraite, Francis Kaufmann a délaissé le tracteur et la machine à traire au profit de la plume, ou plutôt de l’ordinateur. La pratique des métiers d’éleveur et de producteur de lait ainsi qu’une abondante documentation héritée de son père – secrétaire du plus grand syndicat d’élevage bovin de la Suisse pendant plus de cinquante ans – lui a permis de mener à bien cette Histoire vécue de la race bovine tachetée rouge.

Francis Kaufmann - Le Miston

Né en 1908, Louis est un enfant du Bas-Monsieur, quartier extérieur de la commune de La Chaux-de-Fonds. Il est l’avant-dernier d’une grande famille de très modestes paysans des Montagnes neuchâteloises et la vie ne le ménage pas. Le service militaire lui a appris à boire et il ne s’en remettra pas. Quelques emplois en ville, une belle mais impossible histoire d’amour, un bref retour à la ferme et le voilà projeté sur les grands chemins en quête de petits travaux dans les exploitations agricoles. Sous l’empire de la boisson, Louis est devenu un miston, alternant modestes emplois et beuveries.
Une vie manquée? Non, car Louis possède un vrai talent, celui de conteur. Troubadour moderne, il colporte d’une ferme à l’autre le fruit de son esprit d’observation et de son imagination fertile. Presque inculte, notre homme est un poète qui s’ignore et les froides après-midi de bûcheronnage en forêt passent vite en sa compagnie, à une époque où le travail – manuel - laissait encore le temps de se parler et de s’entendre. A travers ce récit transparaît toute une tranche de la vie paysanne d’autrefois dont les heimatlos, trimardeurs et autres marginaux était une des composantes. Car il n’y a pas si longtemps que les pouvoirs publics tentent de prendre en charge les laissés pour compte du progrès.

Avec le « Miston », Francis Kaufmann met en lumière une facette de la vie des agriculteurs de moyenne montagne, ce milieu dont il a déjà parlé dans plusieurs de ses ouvrages. Car l’histoire, la petite histoire, le passionne. Né en 1931, il a géré avec son épouse le domaine familial du Bas-Monsieur pendant une trentaine d’années. Puis, passant la main à la génération suivante, il a troqué le tracteur et la machine à traire contre l’ordinateur. Actuellement, il consacre ses loisirs à l’écriture.

Francis Kaufmann - Changement d'ère

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L’agriculture a mis du temps pour sortir du Moyen-Âge. La faux, la fourche, le râteau, la pioche et quelques autres instruments rudimentaires sont restés les outils de base du paysan pendant des millénaires. Il a fallu attendre la fin du 19ème siècle pour qu’apparaissent les machines agricoles actionnées par les chevaux. A partir de là, les techniques agricoles ont évolué rapidement avec l’introduction du tracteur, des machines actionnées par la prise de force et l’hydraulique, puis des engins automoteurs. Le même mouvement accéléré s’est produit dans la conception des bâtiments, dans la sélection du bétail et des plantes, dans la gestion des entreprises agricoles. Ces bouleversements ont relégué les gestes de nos parents au rang de manifestations du folklore et les instruments qu’ils ont employé, à celui de pièces de musée.

Changement d’air raconte cette évolution dans l’arc jurassien au cours du siècle écoulé. De courts textes complétés par des réminiscences, souvenirs de jeunesse de l’auteur, introduisent les douze chapitres qui regroupent au total plus de 250 photographies, anciennes et actuelles. Car mieux que de longs commentaires, l’image témoigne de cette métamorphose de l’agriculture, de ce changement d’ère.

Francis Kaufmann - Arrêt sur image

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On croisait quelquefois dans les villes des femmes, plus rarement des hommes, qui marchaient un sourire énigmatique aux lèvres. C’est qu’elles ou qu’ils venaient de quitter une personne aimée. Ils avaient bavardé ensemble, s’étaient réconfortés, embrassés peut-être. Et cette rencontre, toute chaude encore, on pouvait presque la reconstituer en les observant, marchant distrait et heureux : leur sourire, c’était comme ces marques de doigts imprimés sur un visage qui perdurent un peu après la pression et qui vont disparaître bientôt. Et vous, quidam du hasard, vous aviez volé à ces gens en passant, un peu de leur intimité, un peu de leur bonheur fugace…
Je parle à l’imparfait car cette impression est une vision du passé. Aujourd’hui le sourire flottant ne découle plus d’une rencontre physique mais, soyez-en convaincu, d’un message téléphonique. Le portable a transformé les mœurs. Désormais le virtuel est roi et la personne en extase dans la rue peut fort bien être en communication avec un être éloigné. Qui lui parle ou qui lui a laissé un bref message : bisou-bisou ou chtaim. L’imagination fait le reste. L’amour devient cérébral…

Evocations, réflexions, historiettes se succèdent dans ce volume en un pot-pourri varié. C’est le résultat de la rencontre entre une tête imaginative et un ordinateur coopératif.

Francis Kaufmann - Portraits de quinze Montagnons

Quels sont ces personnages qui, à leur façon, et chacun dans son domaine spécifique, ont contribué à la notoriété et à l’essor de la région ?
Vous souvenez-vous encore du journaliste Auguste Bippert ? Du curé Albert Rais ? Du pasteur Eugène Urech ? Du bon sens et des bons mots du Père Piquerez ? Connaissez-vous Silvio Gesell, l’inventeur de la monnaie franche ?

De la poésie d’Arthur Nicolet à l’ingéniosité de Guillaume Ritter en passant par le naturaliste Albert Monard, l’éditeur Friedrich Zahnd, la romancière T. Combe, l’industriel Georges Favre et son homonyme l’écrivain Louis Favre, le facteur-photographe Eugène Cattin, l’avocat-notaire Arnold Bolle, ou encore Emilie Courvoisier et son trousseau, redécouvrez comment ces personnalités ont marqué leur temps de leur forte empreinte.